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Grâce à notre Pingoo national et à nos amis de chez Gaumont j’ai eu l’honneur d’assister à une projection « à l’aveugle »… Arrivée fraîchement au cinéma, je me suis empressée de m’assoir auprès de Ciloubidouille et nous avons appris qu’il s’agissait d’un thriller (hou, ça fait du peur !) alors on a sorti nos mouchoirs et on s’est serré les coudes pour de pas couiner :)
MR73. C’est le nom d’une arme, une sorte de Rolls Royce du genre, et c’est Olivier Marchal, ancien flic, réalisateur du célèbre 36 Quai des Orfèvres qui a calibré ce film. Dès le départ, l’ambiance est campée : Daniel Auteuil, flic à la dérive, nous fait tanguer avec la caméra, et la voix profonde de Leonard Cohen rythme l’ivresse du personnage. Cet homme, brisé par la vie, par le milieu de la « crim », par les meurtres horribles sur lesquels il a enquêté, par le système parfois pourri, va trouver sa rédemption grâce à une jeune femme, Justine, dont les parents avaient été sauvagement assassinés des années plus tôt.
Un polar donc. Noir, à l’image travaillée, recherchée, aux ambiances inspirées de Mad Max, et servi par un Daniel Auteuil à l’interprétation magistrale.Un polar, noir, mais peut-être pas assez à mon goût tout personnel. J’ai été un peu trop vite aiguillée sur l’issue de l’histoire, ce qui a quelque peu faussé la montée narrative, cette sorte d’attente, pesante, durant laquelle on doit être tenu en haleine jusqu’à ce que la mécanique tragique se mette en place. Voilà ce qui arrive quand on est biberonnée par Tarantino et Cie ! Mais, et c’est tout à l’honneur d’Olivier Marchal et de la Gaumont, ce film cherche à réconcilier un public plus familial, plus féminin avec le genre, et je trouve que cette démarche, que l’implication du réalisateur et de son équipe (les faits sont tirés d’une histoire vraie et Olivier Marchal est un homme touchant, de conviction, humain et passionant), sont à mettre à l’honneur… Un bémol tout féminin, justement, pour conclure : j’ignore quel est le coiffeur d’Olivia Bonamy, mais s’il s’approche de moi, je dégaine mon flingue !
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[...] par Nab (The Pugg). – MR73, le plus personnel des polars d’Olivier Marchal (Edena World). – MR73, nouveau polar par Pénélope (Diantre! Editions). – Avant-première : MR73 par Gonzague Dambricourt. – Une petite séance ciné de temps en temps [...]
Ouaip, je suis d’acc ! Justine elle a mis les doigts dans une prise de courant !
Pour un polar noir, il est difficile de faire plus noir : il pleut sans cesse sur Marseille – et l’on comprend que certains se fassent muter à Bergues… – il fait nuit en permanence, les flics sont noirs – ils ne cessent de boire et ne se lavent jamais – leurs appartements sont noirs – ce sont des taudis, je pense qu’ils ne gagnent même pas le RMI…
Bref, à part le jeu des acteurs – malgré sa coupe « décoiffante » Olivia est ravissante et joue très juste – la musique et la qualité cinématographique, aucun intérêt sauf si on a envie de ressortir avec « la nausée et les mains sales » comme disait Coluche après avoir lu Sartre… C’est Zola revu et corrigé par Céline, et franchement, ce n’est pas pour une soirée-détente !
Je ne sais pas si c’est un film personnel mais ce qui est sûr, c’est que cela manque cruellement de structure dramatique, on a l’impression que tout est dans le visuel, images avec un traitement sans blanchiment ce qui donne cet aspect délavé et contrasté du film, décors « crado », stylisme sombre qu’on a du mal à y croire à la véracité de la mise en scène.
Ensuite, en dehors des ingrédients du Polar, je pense que le film aurait gagner en profondeur si le réalisateur se serait contenter de développer une seule histoire au lieu d’en mélanger trois.
[...] par Nab (The Pugg). – MR73, le plus personnel des polars d’Olivier Marchal (Edena World). – MR73, nouveau polar par Pénélope (Diantre! Editions). – MR 73 vu par Xtelle. – MR73 en avant première par lepetitmoutonaimelamode. – Avant première [...]