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Voici quelques semaines que L’Association, la maison d’édition de BD indé que je vénère le plus au monde (avec Atrabile bien sûr), est dans l’obligation d’apposer des codes barres au dos de ses ouvrages. Or, il faut le savoir, Jean-Christophe Menu, rebelle esthète devant le grand capital, s’y était toujours refusé farouchement. Car merde, une couv est une oeuvre graphique. Car merde, un livre n’est pas un vulgaire paquet de purée. Et j’ai toujours admiré cet engagement sans faille.

Seulement voilà, les temps changent ma bonne dame et mon bon monsieur, et sans code barre au dos des livres, c’est le grand bordélou pour les libraires (entres autres). Alors, L’Association a cédé. Ô mort du dernier rempart contre le consensuce mou du genou de la société de consommation. Ô rage. Ô désespoir. Ô vieillesse ennemie, n’ai-je donc vécu que pour cette infamie, me direz-vous car vous connaissez vos classiques bandes de cultivés que vous êtes !

QUE NENNI !

Voici ce que nous pouvons lire sur l’étiquette apposée au dos des derniers Mimolettes :

etiquetteasso.jpgL’Association, se refusant à imprimer sur des livres des « codes-barres » tout aussi esthétiquement disgracieux qu’éthiquement déplaisants, et devant néanmoins, pour des raisons de logistique devenues inévitables, se résoudre à les faire figurer sur des ouvrages au moyen d’étiquettes autocollantes, vilaines, onéreuses et agaçantes, tient à préciser que lesdites étiquettes ont été étudiées pour que leur colle n’abîme pas la couverture des livres, et qu’il est donc du devoir du lecteur de les décoller du livre après acquisition, puis de les détruire avec rage et jubilation en chantant à tue-tête : « l’humanité ne sera heureuse que le jour où le dernier bureaucrate aura été pendu avec les tripes du dernier capitaliste ! »

Et là moi je dis : « oh yeah, phoque the world J-C, c’est drôle et malin, que je t’aime, que je t’aime comme dirait le poéte ! »

Voilà, c’était un cri de mon petit coeur. Sinon je voulais aussi signaler au monde entier que l’Opération Mimolette dure jusqu’en Février 2009 et qu’il ne faut pas s’en priver, contrairement à la purée en sachet.

mimo2.jpgD’août 2008 à février 2009, L’Association organise une grande opération de librairie autour de la Collection Mimolette, pour en fêter les dix ans. Le fonds des Mimolettes est un des plus riches du catalogue de L’Association et comporte autant de chef-d’oeuvres indispensables que d’expérimentations à redécouvrir, au prix modique de 6 Euros.  Un volume inédit de la Collection Mimolette, Mimolette Party, est offert aux acheteurs de cinq titres de la Collection. Cette Mimolette collective hors commerce propose des hommages d’auteurs publiés par la Collection à d’autres travaux puisés dans le fonds des Mimolettes. Ainsi, Baladi imagine une histoire d’amour entre Barjouflasque et Isab Abus, Willem réalise une planche oubapienne à la Lécroart, Thiriet rend hommage à Laurent André, Manuel à Winshluss ou Vanoli à Mahler et à Ayroles, etc… Mimolette Party est donc un ouvrage collectif exceptionnel, indispensable à l’amateur de L’Association et de l’OuBaPo.

Source : Bédélire Tours 

lassociation-editeur-punk-mon-amour
Posté par Pénélope (www) le 30 septembre 2008 à 17:48 | Chez les autres | Trackback | 2 commentaires »


bruno fanc nice...entre autre! le 30 septembre 2008 à 21:36

j’ai accroché cette etiquette de l’association dans mon rayon…je suis d’accord avec cette idée…schizophrénie quand tu nous tiens.

Fafé le 1 octobre 2008 à 20:35

Je suis témoin, Bruno a même fait mieux, il a rajouté au début « Bruno et… ». Respect ! Du coup, j’ai acheté deux livres !

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