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« prendre une bitture » je tiens à préciser que c’est le hasard qui m’a fait ouvrir le livre (La puce à l’oreille, Claude Duneton) à cette page! Il est vrai que les matelots moulés dans leur bleu & blanc prennent, dés qu’ils sont sur le « plancher des vaches », de fameuses bittures! Le mot vient d’eux. Une bitte, du scandinave biti : « poutre sur un navire », désigne cette sorte de billot fixé au pont sur lequel les cordes sont enroulées, particulièrement le câble qui retient l’ancre. [...] La bitture est, d’une façon précise, la « portion de câble qu’on devait filer en mouillant, et qui était élonguée sur le pont, sur l’arrière des bittes [...] Disposer ainsi le câble s’appelait prendre la bitture » (larousse). Prendre une bonne bitture, c’est « prendre une longueur de câble suffisante ». cette idée de « mesure », de « bonne dose », a fait qu’en langage de bord une biture est devenue vers le début du XIXe siècle la métaphore d’un « repas copieux », une ventrée en quelque sorte. [...] Mais la valeur de forte dose « de liqueur et de spiritueux » s’est avancée à grands pas, avec toutes les conséquences de soûlerie afférentes. Prendre une bonne biture était passé dans la langue générale des buveurs dès les années 1880, elle n’a guère perdu de terrain depuis lors… appel à la populasse |