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Dès le XVe s, on retrouve la curieuse locution dans ces vers de Charles d’Orléans: Mieux aimassent à gogo « Gracieux, non?… cela suggère une idée d’aise et de bon temps pris, qui est aussi chez Scarron, lequel contemple une très jolie fille : Mais je vis bien à gogo, comme on dit A gogo, se dit des choses plaisantes et agréables qu’on a en abondance – dit Furetière. les gens riches vievent à gogo. il a de l’argent à gogo, tout son saoul. ce mot est bas… » Gogo est une altération par redoublement de gogue, qui signifait « plaisanterie, divertissement » il a donné « goguenard ». « Et ne disoit jamais une parole, puisqu’il estoit en gogues, qu’elle n’apportast avec elle son ris [rire]. (Louis xI) Ne parlons que de joie, et jusqu’au conjungo Claude Duneton, dans « la puce à l’oreille » |
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faire des yeux de merlan frit larousse : « Lever les yeux au ciel, d’une manière ridicule, de sorte qu’on n’en voit plus que le blanc. » c’est là une gestuelle de cinéma muet, qui, accompagnée des soupirs énamourés de rigueur, n’ a guère plus cours chez les amants. l’expression est pourtant demeurée en usage depuis le dernier quart du XIXe où elle est apparue, reprenant une notion d’oeil blanc qui était jusque là l’apanage de la carpe. C’est en effet la carpe, poisson autre fois commun sur toutes les tables, qui a fourni le prototype de cette image culinaire de la pâmoison amoureuse, réelle ou rêvée. un jour malgrmalgré ses r’gards sévères tiré de La puce à l’oreille, Claude Duneton |
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« prendre une bitture » je tiens à préciser que c’est le hasard qui m’a fait ouvrir le livre (La puce à l’oreille, Claude Duneton) à cette page! Il est vrai que les matelots moulés dans leur bleu & blanc prennent, dés qu’ils sont sur le « plancher des vaches », de fameuses bittures! Le mot vient d’eux. Une bitte, du scandinave biti : « poutre sur un navire », désigne cette sorte de billot fixé au pont sur lequel les cordes sont enroulées, particulièrement le câble qui retient l’ancre. [...] La bitture est, d’une façon précise, la « portion de câble qu’on devait filer en mouillant, et qui était élonguée sur le pont, sur l’arrière des bittes [...] Disposer ainsi le câble s’appelait prendre la bitture » (larousse). Prendre une bonne bitture, c’est « prendre une longueur de câble suffisante ». cette idée de « mesure », de « bonne dose », a fait qu’en langage de bord une biture est devenue vers le début du XIXe siècle la métaphore d’un « repas copieux », une ventrée en quelque sorte. [...] Mais la valeur de forte dose « de liqueur et de spiritueux » s’est avancée à grands pas, avec toutes les conséquences de soûlerie afférentes. Prendre une bonne biture était passé dans la langue générale des buveurs dès les années 1880, elle n’a guère perdu de terrain depuis lors… appel à la populasse |
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Aujourd’hui, premier vendredi du mois (…!) je lance une nouvelle rubrique : « l’expression du jour » Curieuse et amusée des expressions qui peuplent notre quotidien, j’ai enfin trouvé de quoi me rassasier avec comme mise en bouche, sa dédicace: « Je dédie ce livre à l’inconnu qui, On commence cette semaine avec : Avoir la guigne, avoir la poisse… un dérivé de la poix, la glu dont on n’arrive pas à se dépêtrer, qui colle aux pattes des oiseaux malchanceux.
appel à la populasse Pour la prochaine, le hasard m’a fait ouvrir le livre à la page « prendre un bittture »…
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